Et vogue le navire

Et vogue le navire V.O. st fr

Avec Freddie Jones , Barbara Jefford , Victor Poletti , Peter Cellier
Réalisé par Federico Fellini
Distribué par Rai Uno, Vides Produzione
Durée 126 min
Genre Comédie Dramatique
Pays Italie, France
Sortie 1983
Public EA
Et vogue le navire Et vogue le navire

Les images ainsi qu'une partie ou l'intégralité des textes sont la propriété des studios de films et ou des distributeurs.

Résumé

Ils sont quelques-uns, embarqués sur ce navire, à ne pas dépareiller l'habituelle arche de Noé du Maître : un archiduc austro-hongrois obèse, sa sour aveugle, un Anglais maso et sa femme nympho, un ténor obsédé et son rival gommeux. Plus un rhinocéros malade. Tous ces fantoches - hormis le rhinocéros, bien sûr - sont réunis sur ce navire fantôme cerné par la réalité de la guerre de 1914, pour accomplir un rituel dérisoire et beau : rapporter à la Nature les cendres d'une cantatrice à la voix sublime. --- « E la nave va » exprime un effet de nostalgie évident puisque métaphoriquement les funérailles célébrées à la mémoire de la chanteuse sont aussi celles du (vieux) cinéma, une façon traditionnelle de raconter des images, et pas le contraire, une philosophie artistique dont Fellini a été un des plus grands chantres. Le film en soi est un regret rituel rendu possible par le manque d'authenticité (mer en plastique, etc.), par l'absence de quelque chose de vrai et de naturel (la chanteuse qui est morte) qui se manifeste dans un voyage-prétexte d'hommage auto-référentiel, dans lequel l'auteur veut « regarder avec une certaine ironie le danger de l'hyper-information. » Incarnée par le journaliste, un envoyé de la télévision typique par ses gestes et la forme de communication, elle affleure dans la vision fellinienne du spectacle des premières années quatre-vingts, messagère de sensations nostalgiques pour ce qui n'est plus et qui, comme la nostalgie, « nous arrive sous forme d'information ». L'espace du pont où se concentrent les personnages, les modèles, les nouds narratifs, le parfum d'une époque et le faux cinématographique est la salle de l'oratoire de « Prova d'orchestra » qui, en reportant le passé d'illustres personnages morts, se transforme en lieu de la contemporanéité, comme l'oil du cinématographe pour les manies des voyageurs.

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