juillet 2019
Carrie

Carrie V.O. st fr

Avec Sissy Spacek , Piper Laurie , Amy Irving , William Katt
Réalisé par Brian DePalma
Distribué par Red Bank Films
Durée 88 min
Genre Suspense / Horreur
Pays USA
Sortie 1976
Public EA
Carrie Carrie

Les images ainsi qu'une partie ou l'intégralité des textes sont la propriété des studios de films et ou des distributeurs.

Résumé

Le jour de ses premières - et fort tardives - règles, Carrie prend peur, sa mère bigote et possessive ne lui ayant rien expliqué. Ses camarades de classe se moquent d'elle. Carrie se découvre des pouvoirs surnaturels et se venge de ses condisciples... Une figure baroque contient trop d'images, trop de références, trop de modèles. Carrie est un jeune fille qui contient trop d'images. Elevée dans un mysticisme délirant par sa mère, elle est nourrie de tabous, d'images interdites. Et qui l'obsèdent, évidemment. Les icônes contradictoires s'entredévorent en elle: idéal de la sainte vierge imposé par sa mère, canons de la créature désirable adulés par les autres adolescentes de sa classe. Ce tumulte imagier, le corps de Carrie ne peut longtemps le contenir. Tout le film de DePalma s'attache à figurer ce dégorgement, cette hémorragie, jusqu'à ce que Carrie, exsangue, disparaisse. Et cette hémorragie prend singulièrement la forme des spirales (la menstruation de Carrie est littéralement une hémorragie spiralée, un petit tourbillon rouge qui précipite sa tragédie). Spirales qui répondent à cette inflexion baroque dessinant «un mouvement suspendu entre ciel et terre, qui s'éloigne ou se rapproche indéfiniment d'un centre de courbure, et, à chaque instant, prend son envol ou risque de s'abattre sur nous.» (Gilles Deleuze) Les oeuvres baroques sont de grandes hémorragies, elles n'en finissent pas de dégorger, de se répandre. C'est en suivant ces filets de sang que l'on peut distinguerv les figures, baroques en puissance, qu'il dessinent dans le cinéma d'horreur de Brian DePalma.

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